Contactez-nous
Mercredi 14 Novembre 2018

Odyssud

Mozart et Kurt Weill pour le Concert du centenaire de l’Armistice de 1918

Par Michel Grialou

Odyssud présente sur le 12 et le 13 novembre 2018, à 20h 30, deux concerts au programme identique donnés par Le Chœur de chambre Les Eléments et Les Passions – Orchestre baroque de Montauban, véritable temps fort des commémorations du Centenaire. Ils interprèteront le Requiem de Mozart suivi du Berliner Requiem de Kurt Weill.

 

Requiem Mozart © Thomas Guillin

 

Le concert nous présente le Requiem de Mozart, « le plus grand Requiem du monde » comme Joël Suhubiette se plaît à le souligner, le plus connu sûrement et le plus interprété en tout point de la planète. C’est pourquoi nous ferons fi de toute présentation et nous vous donnerons juste quelques “infos“ sur l’histoire des derniers jours ou semaines du “divin“ compositeur qui ont vu la naissance de cette œuvre inachevé après deux opéras, eux, terminés.

Lire la suite...

Suivra, de Kurt Weill (1900-1950), Berliner Requiem, une œuvre donc plus récente sur laquelle nous pourrons nous étendre davantage car bien plus confidentielle dans les salles de concert. Kurt Weill, cosmopolite dans sa vie comme dans ses œuvres, s’adaptant au fil de ses voyages et de ses exils, à des langues et à des genres musicaux totalement différents, le compositeur est entré dans l’histoire, avant tout grâce aux fruits de sa collaboration avec Bertolt Brecht, L’Opéra de  Quat’sous et Les Sept péchés capitaux notamment sans oublier  Grandeur et Décadence de la ville de Mahagonny.

 

Requiem Mozart © Thomas Guillin

 

La cantate du Requiem berlinois est dédiée à la radio de Francfort et s’inscrit au sein de la production de son compositeur, dans une série de travaux qui étaient en quelque sorte des études pour l’opéra, alors achevé, Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny. Dédiée à une radio car en effet, Kurt  Weill et d’autres, Max Butting, Franz Schreker, Hanns Eisler sont dans une période où l’on se préoccupe de la création de conditions de retransmission les plus favorables à la sonorité d’un orchestre, et autres événements musicaux. On recherche les conditions les plus à même de reproduire la sonorité de différents instruments, de tel type de voix,…. Nous sommes dans les années 20, ne l’oublions pas ! La première retransmission depuis une salle d’opéra avait eu lieu en 1924, et l’effet stéréo était dû à la disposition de plusieurs micros.

Ainsi, sur l’impact de la radio, phénoménale découverte alors, Kurt Weill ne sera pas le dernier à s’émouvoir dans certains articles, des dizaines de milliers d’auditeurs tenus en haleine par des combats de championnats du monde de boxe ! Il va participer à l’élaboration des bases les meilleures possible d’un art radiophonique. Weill écrira deux œuvres expressément destinées aux stations radiophoniques, notre cantate et le tableau musical du Vol de Lindbergh, sur des textes de Bertolt Brecht. Il écrit donc de la musique pour la radio, et se préoccupe ferme des conditions acoustiques du studio, du micro, etc…tout en écrivant sous les contraintes des besoins de la radio d’alors, et même en tenant compte des besoins de ce public nouveau qui n’a rien à voir avec celui d’une salle de concert. Des impératifs qui sont à des années-lumière de la musique telle que nous la saisissons et fabriquons de nos jours.

 

Kurt Weill  Kurt Weill

 

Le contenu du Requiem berlinois correspond sans aucun doute aux sentiments et aux opinions des couches les plus larges de la population. Le compositeur a tenté d’exprimer ce que l’homme des grandes villes de son temps pensait du phénomène de la mort. La grande Guerre est terminée depuis quelques années seulement, et par dessus, la grippe espagnole a fait plus de morts encore. Il paraît que quelques censeurs radiophoniques ont crû devoir douter des intentions du compositeur.

L’ouvrage a été composé en novembre et décembre 1928 et créé le 22 mai 1929. Il célébrait donc le dixième anniversaire de la fin de la guerre, mais aussi la fin de la révolution du Mouvement Spartakus, ce mouvement d’extrême gauche marxiste fondé entre autres par Rosa Luxembourg en 1916 et étouffé en 19. On censurera d’ailleurs le texte de Brecht là où il évoquait l’égérie de ce mouvement. La diffusion de la cantate fut repoussée plusieurs fois jusqu’à sa création, tandis qu’aucun autre émetteur ne voudra retransmettre l’œuvre.

Les différentes parties de l’œuvre devraient comporter un type déterminé de compositions vocales avec petit orchestre soit, une ballade, La Mort dans la forêt (Vom Tod im Wald) pour voix de basse et dix instruments à vent, (deux clarinettes, basson, contrebasson, deux cors, deux trompettes, trombone ténor, trombone basse) puis un lied, On ne peut aider un homme mort, extrait du finale de l’opéra Mahagonny, suivi d’une ballade La Fille noyée (avec accords de guitare) et une Épitaphe (mélodie au saxophone) pour sa pierre tombale, deux Chants sur le soldat inconnu sous l’arc de triomphe, le premier pour plusieurs voix, le second pour baryton et orchestre et enfin pour terminer, un Grand choral d’actions de grâces pour chœurs d’hommes et orchestre.

 

Mozart

 

Quelques mots sur les derniers instants de Wolfgang-Amadeus Mozart.

Au cours de l’été 1791, son dernier, Mozart reçut deux personnages dans son appartement de Vienne. Le premier vient lui commander un opéra pour les fêtes du couronnement de Léopold II qui devait avoir lieu à Prague. C’est en fait l’opéra : La Clémence de Titus, qui vous attend d’ailleurs au Théâtre du Capitole en juin de cette année ! Le deuxième lui annonce que son maître, soucieux de rester dans l’anonymat, souhaite lui commander un requiem. Grâce aux recherches menées depuis régulièrement sur tout ce qui se rapporte de près ou de loin au compositeur, on connait maintenant l’identité du commanditaire et ce, grâce au contrat signé. Il s’agit du comte Franz von Walsegg zu Stupach qui avait pour habitude de commander des œuvres à des compositeurs professionnels et de les faire passer pour siennes par la suite. Pratique non exceptionnelle ! Pour ce requiem, le comte demande à être livré courant 1792 ! Les émoluments proposés n’étaient pas, alors, à négliger et le marché fut conclu.

 

Mozart dut faire un choix. S’il esquissa très vite quelques éléments de « cette mort en musique », il commença par l’opéra dont la création eut lieu le 6 septembre 1791. En même temps, il termina un autre opéra auquel il tenait tant, La Flûte enchantée, cet “oratorio maçonnique“, son dernier, qui fut créé le 30 septembre 1791. Œuvre dans laquelle, le musicien mettra le meilleur de lui-même, les dernières réserves ou presque de ses forces créatrices.  Ce n’est qu’au début du mois d’octobre , soit tout juste deux mois avant sa mort, que Mozart put enfin se consacrer à sa deuxième commande, complètement. Pour employer une expression actuelle, notre génie est, question travail “charrette“ et donc dans un état de “burn out“ total. De plus, il est seul à Vienne. Sa femme Constance suit une cure à Baden-Baden. Elle ne reviendra à Vienne que le 6 octobre. Mozart est déjà malade. L’automne sera terrible. Effrayé et superstitieux, Mozart, à bout, sent la fin prochaine et redoute l’inachèvement de la commande. Il meurt le 5 décembre avec un Requiem inachevé.

Pour la suite, cliquez  ici

 

Requiem Mozart

Billetterie en Ligne



Odyssud Blagnac
Les Éléments  /  Les Passions
lundi 12 et mardi 13 novembre 2018

 

Photos Requiem Mozart © Thomas Guillin


 Espace culturel pluridisciplinaire de la ville de Blagnac ouvert au public en 1988, Odyssud est l’un des plus grands équipements culturels de la région Midi-Pyrénées.


En lisière du parc du Ritouret et de son lac, ce bâtiment, conçu comme une pyramide éclatée autour d’un forum couvert, regroupe divers espaces essentiellement culturels et artistiques, notamment une grande salle de spectacles de 950 places, une médiathèque, une ludothèque, et une salle d’exposition.

Depuis 1997, le Petit Théâtre Saint-Exupère, salle de spectacle aménagée dans une ancienne chapelle, situé à proximité du centre ancien de Blagnac, vient compléter l’équipement et a fait l’objet d’une rénovation au cours de l’été 2009.

 

Katia et Marielle Labèque

samedi 22 septembre 20h30 - Grande Salle

Musique

Réservation

Sutra

du mardi 25 au mercredi 26 septembre - Grande Salle

Danse

Réservation

Bigre - mélo burlesque

du vendredi 28 au dimanche 30 septembre - Grande Salle

Théâtre

Réservation

La Perruche

du lundi 1er au mardi 2 octobre - Grande Salle

Théâtre

Réservation

L'amour divin

mercredi 3 octobre à 20h30 - Cathédrale Saint Etienne

Musiques anciennes

Réservation

Les Franglaises

du mercredi 3 au dimanche 7 octobre - Grande Salle

Spectacle musical

Réservation

Manu Payet

du lundi 8 au mercredi 10 octobre - Grande Salle

Humour

Réservation

Vous n'aurez pas ma haine

du jeudi 11 au vendredi 12 - L'Aria, Cornebarrieu

Théâtre

Réservation

En attendant le Petit Poucet

samedi 13 octobre à 17h - Salle d'Exposition

Théâtre - jeune public

Réservation

West Side Story

du vendredi 12 au samedi 13 octobre - Grande Salle

Comédie musicale - jazz

Réservation

Vertikal

du mardi 16 au samedi 20 octobre

Danse - hip-hop

Réservation

Nuit dans les jardins d'Espagne

lundi 5 novembre à 20h30 - Grande Salle

Musiques et peintures

Réservation

Ramsès II

du mardi 6 au samedi 10 novembre - Grande Salle

Théâtre

Réservation

Mozart, Weill : Requiem

du lundi 12 au mardi 13 novembre - Grande Salle

Musique

Réservation

Opéra pour sèche-cheveux

mardi 13 novembre à 19h30 - Salle Nougaro

Cirque - magie - humour - jeune public

Réservation

Edmond

du jeudi 15 au dimanche 18 novembre - Grande Salle

Théâtre

Réservation

Pierre Lapointe

lundi 19 novembre à 20h30 - Grande Salle

Musique

Réservation

Sous-venances

du mercredi 20 au vendredi 23 novembre - Petit Théâtre Saint Exupère

Danse

Réservation

Machine de Cirque

du mercredi 21 au samedi 24 novembre - Grande Salle

Cirque

Réservation

Azor, opérette policière

lundi 26 novembre à 20h30 - Grande Salle

Comédie musicale

Réservation

Yo, Carmen

du mercredi 28 au vendredi 30 novembre - Grande Salle

Danse flamenco

Réservation

Les Triplettes de Belleville

du samedi 1er au dimanche 2 décembre - Grande Salle

Ciné-concert

Réservation

Magnificat / Dies Irae

lundi 3 décembre à 20h30 - Grande Salle

Musique Baroque

Réservation

Jamel Debbouze

du mardi 4 au samedi 8 décembre - Grande Salle

Humour

Réservation

Batsheva Dance Company

du mardi 11 au jeudi 13 décembre - Grande Salle

Danse

Réservation

Caffe Sola

samedi 15 décembre à 17h - Petit Théâtre Saint Exupère

Théâtre - jeune public

Réservation

Le Banquet

du vendredi 14 au dimanche 16 décembre - Grande salle

Théâtre

Réservation

Flip Fabrique

du mardi 18 au samedi 22 décembre - Grande Salle

Cirque

Réservation

Danser à la "Vertikal" (Culture 31 - Léa Guichou)

La danse est un sport de combat (Culture 31 - Léa Guichou)

Arié Elmaleh et Barbara Schulz viennent s'étriper sur la scène d'Odyssud (Culture 31 - Sylvie Vaz)

Scène pantagruélique (Culture 31 - Jérôme Gac)

Odyssud, la 31ème saison musicale (Culture 31 - Serge Chauzy)

Odyssud : une nouvelle saison pleine de promesses (Culture 31 - Régis Daro)

Une saison de danse de haut vol à Odyssud (Culture 31 - Léa Guichou)

Les passions à Odyssud ( Culture 31 - Serge Chauzy)

Les voix du sacré (Culture 31 - Jérôme Gac)

La vocalità, toujours à l’honneur à Odyssud (Michel Grialou - Culture 31)

 
Ali Baba et les 40 batteurs (Bertrand Lamargelle - Culture 31)
 
Circolombia, une porte vers la réussite (Léa Guichou - Culture 31)
 
Entretien avec Clément Hervieu-Léger (Cécile Brochard - Culture 31)
 
 
 
 
Vivifiante Ouverture de Saison à Odyssud (Hubert Stoecklin - Culture 31)
 
 
La trentième saison d'Odyssud (Serge Chauzy - Culture 31)
 
Scène panoramique (Jérôme Gac - Culture 31)