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Lundi 16 Décembre 2019

Scène athlétique

Par Jérôme Gac

La saison de La Place de la Danse, Centre de Développement chorégraphique de Toulouse, s’articule autour de deux événements annuels : le Jour de la Danse et le festival Ici&Là.

 

"Creature" © Grégory Batardon« Creature » © Grégory Batardon

 

Depuis bientôt 25 ans, le Centre de Développement chorégraphique de Toulouse est un lieu à l’écoute des nouvelles écritures de la danse. Aujourd’hui nommé La Place de la Danse, il soutient la création et les recherches des artistes chorégraphiques en les accueillant en résidence, en produisant ou coproduisant leurs œuvres, en les diffusant au cours de sa saison et de son festival annuel. Pour la troisième année, la saison de La Place de la Danse débute par le Jour de la Danse, manifestation gratuite et en plein air réalisée en partenariat avec l’association Arto – qui organise par ailleurs le festival de rue de Ramonville – et dans le cadre de la Biennale internationale des arts vivants.

Cette troisième édition du Jour de la Danse se déploiera au début de l’automne, avec  quatre compagnies dont les travaux seront présentés le temps d’une journée à la rencontre des Toulousains, dans le quartier Saint-Cyprien. Ainsi, le performeur et metteur en scène Massimo Furlan s’appropriera la figure de Superman pour confier le personnage à des seniors dans « Blue Tired Heroes », succession de scénettes burlesques et mélancoliques défilant le temps d’un parcours urbain. Yoann Bourgeois s’installera dans l’enceinte du port Viguerie pour ses « Tentatives d’approches d’un point de suspension », succession de numéros en forme de haïkus chorégraphiés. À l’école Lespinasse, Filipe Lourenço présentera « Pulse(s) », solo sobre et musical rythmé par la pulsation d’une danse guerrière alaouite. Danseurs et chorégraphes d’origine hongroise, József Trefeli et Gábor Varga s’installeront sur la place Olivier avec « Creature » (photo), duo confrontant danse contemporaine et danses folkloriques des Carpates. Puis, toujours sur la place Olivier, en clôture de ce Jour de la Danse et en compagnie de musiciens, le duo invitera à un « Bal hongrois » pour découvrir les danses et les musiques de Hongrie et de Transylvanie telles qu’elles se pratiquent aujourd’hui.

Le festival Ici&Là accueillera « Vague intérieur vague », la dernière création de Julie Nioche – nouvelle artiste associée au CDCN –, ainsi que « Une maison », pièce de Christian Rizzo pour quatorze danseurs, « ZOO » de la chorégraphe Valeria Giuga et de l’auteur Anne-James Chaton, d’après « la Ferme des animaux » de George Orwell, ou encore « Sketches », ballet mécanique conçu par Hélène Iratchet pour deux clowns. On annonce aussi au Théâtre de la Cité « Crowd », transposition sur scène par Gisèle Vienne d’une fête techno sur la musique de Jeff Mills, Choice, KTL, etc. Au Théâtre Garonne, pour interroger des problématiques contemporaines, Anne Collod remet en jeu dans « Moving Alternatives » des pièces de Ruth Saint-Denis et Ted Shawn, couple fondateur de la danse américaine au début du XXe siècle. Et Faustin Linyekula adapte avec « Congo » le récit d’Éric Vuillard qui met en lumière la violence qui a présidé à la fondation de son pays, etc.

Cet automne, on retrouvera François Chaignaud au Théâtre de la Cité, avec « Romances inciertos, un autre Orlando », solo en forme d’oratorio-ballet qui puise dans les répertoires espagnols. Au printemps, on attend les créations de Daniel Linehan et Renaud Herbin au Théâtre Garonne, de Fabrice Lambert au studio du CDCN, etc.

Jérôme Gac
pour le mensuel Intramuros